Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /Fév /2010 12:44

  Cette prise de conscience culmine avec la conférence des nations unies sur l’environnement et le développement qui se tient à Rio de Janeiro en juin 1992. La conférence de Rio sur l’environnement et le développement compte 178 pays a donné lieu à la déclaration de Rio permettant la signature de deux conventions internationales :

-La convention sur le changement climatique
-La convention sur la diversité biologique

 Et de deux déclarations non contraignantes portant sur les forêts et sur la désertification.

     Un fond mondial pour l’environnement a été conçu  et une commission sur le développement durable a été créée au sein de des Nations unies. Néanmoins, le bilan que l’on peut faire de cette commission reste mitigé. Ce sont les crises financières qui ont marqué la population.

     Finalement on peut dire que dans les pays développés, le développement durable a trouvé une traduction dans les programmes d’action, des politiques publiques, des politiques locales et des stratégies de l’entreprise.


  Le protocole de Kyoto propose un calendrier de réduction des émissions des 6 gaz à effet de serre qui sont considérés comme la cause principale du réchauffement climatique des cinquante dernières années. Il comporte des engagements absolus de réduction des émissions pour 38 pays industrialisés, avec une réduction globale de 5,2 % des émissions de dioxyde de carbone d'ici 2012 par rapport aux émissions de 1990.

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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /Fév /2010 12:36
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Certaines de ces idées ont été reprises dans le cadre du rapport Brundtland en 1987 (et lors de la Conférence de Rio en 1992). Maurice Strong (secrétaire général de la Conférence de Stockholm) lance pour la première fois le terme d’éco-développement, terme remplacé par l’expression de Sustainable development. 

     La stratégie mondiale pour la conservation (UICN, 1980) au début des années 80 est à l’origine de l’expression du développement durable. Le développement durable est présenté comme un cadre théorique et pratique à l’usage des pouvoirs publiques, des praticiens du développement  liée au développement de la société ce qui a pour longtemps été antinomique.   L’année 80 est marquante car :

-L’émergence et la reconnaissance institutionnelle de pollutions qualifiées de « globales » (détérioration de la couche d’ozone stratosphérique ou augmentation de la concentration atmosphériques de gaz carbonique)

-L’accumulation et l’ampleur de divers sinistres dont certains relèvent de risques technologiques majeurs (Tchernobyl en 1986) alors que d’autres relèvent de catastrophes écologiques ;

-Les risques  d’épuisement des ressources naturelles (menaces d’extinction de diverses espèces et de la biodiversité) et les atteintes environnementales accentuées par les pluies acides…

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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /Fév /2010 11:00

 

Jusqu'aux années 60, la question du développement durable n’est mise qu’au second plan. Les enjeux politiques de l’environnement sont facilement localisés, il s’agit de l’eau, des déchets… L’ensemble des dommages environnementaux ne sont pas traités à cette époque. Ce qui compte en premier, c’est de mettre en avant les effets positifs de la croissance et du progrès scientifique sans se préoccuper des risques technologiques, de la pollution atmosphérique et agricole.

 
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Au début des années 1970, une prise de conscience générale commence à s’opérer avec des débats relatifs aux causes environnementales. On assiste à la médiatisation des grandes catastrophes écologiques provoquées par des activités économiques, ainsi : la médiatisation des effets de la pollution au mercure apparue dans les années 50 à Minimata. Une prise de conscience a lieu dans les pays du Nord sur les impacts négatifs des industries. La prise de conscience sera peut-être un peu moins importante en 1980 mais elle n’en est pas pour autant moindre. Certains chercheurs (De Jouvenel, 1979 ; Passet, 1979) ont alors contribué à construire la question de l’environnement (économiques, sociales et écologiques)

La conférence de Stokholm (ou conférence des nations unies) sur l’environnement humain qui s’est tenue à Stohholm en juin 1972 (113 pays assignés, pays communistes, pays en développement, pays occidentaux développés). Le rapport Meadows présente le danger quant à l’avenir de la planète et de l’espèce humaine. Il propose « un état d’équilibre, qui signifie de maintenir un niveau constant de population et de capital ». Cette idée de « croissance zéro » a été vivement critiquée. L’idée même de réduire les taux de croissance au profit de l’environnement n’était pas du tout envisagée pour les pays développés. La conférence de Stockholm a donné lieu à la Déclaration de Stockholm avec un plan d’action pour l’environnement humain énumérant 109 commandements mais qui n’ont jamais été suivi dans les faits. Pour Aggeri (2001) « les retombées seront très faibles car l’époque n’était probablement pas prête pour ce type de débat » A cause du contexte politique et culturel. Il faut rappeler que les préoccupations ne sont pas à l’environnement mais aux conflits politiques. En 1973 s’ajoute le premier choc pétrolier ainsi que la manifestation d’une crise importante…

 

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