La conférence de Copenhague, Un Accord en deçà des attentes!

Publié le par GEA Environnement

image-cop.JPG

Du 7 au 18 décembre, 1 200 personnes, déléguées par 192 pays, se sont réunies à Copenhague dans le cadre de la convention des Nations-Unies qui prévoit de lutter contre le réchauffement climatique et de préserver l’environnement.

Durant ces deux semaines, les négociations n’ont que très peu avancées. En effet, les acteurs de cette conférence se sont contentés d’une posture d’attente. Chaque état attendant une concession venant de la part d’un autre état. Par conséquent, il a fallu attendre les dernières heures du sommet pour que les négociations se débloquent.

Ces négociations débouchèrent sur l’adoption, par un groupe de 28 états et de gouvernement, d’un texte médiocre, ambigu sur bien des points et très loin des attentes attendues de la conférence de Copenhague. Ce texte ne contient aucun chiffre de réduction des effets de gaz à effet de serre.

L’adoption de ce texte lors de l’assemblée plénière des Nations-Unie a ensuite échoué ; à la fois du fait d’oppositions et suites à des fautes de procédure. De ce fait, la conférence de Mexico, de décembre 2010, aura à la fois à adopter formellement cet accord de Copenhague (notamment à en préciser les modalités d’application) et à reprendre le débat sur le devenir du protocole de Kyoto. 

La conférence de Copenhague qui devait fixer les directives d’un nouvel accord international sur le climat s’est donc conclu par l’adoption d’un texte faible en objectifs qui comprend :

-Une limitation du réchauffement de 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle. L’objectif initialement fixé avant la conférence était une réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.

-Concernant le financement, les pays industrialisés se sont engagés à apporter une aide de 10 milliards de dollars (6,9 milliards d'euros) par an en 2010, 2011 et 2012 aux pays pauvres pour faire face aux conséquences du changement climatique, comme la sécheresse et les inondations, et développer les énergies non polluantes. A plus long terme, "l'objectif" est de porter cette aide à 100 milliards de dollars par an (69 milliards d'euros) d'ici 2020.


Les Etats doivent se réunir à Bonn en juin 2010 pour faire le point et préparer la prochaine conférence sur le climat, qui se tiendra à Mexico en décembre 2010. Un réexamen global de l’accord est prévu en 2015.

 

Publié dans Actualité

Commenter cet article

Marcha 14/02/2010 20:20


C'est dommage, mais guère surprenant, qu'avec la crise, les pays aient hésité de mettre la main à la poche.
En France même, combien de sites industriels sont abandonnés pollués, sans oublier la catastrophe d'AZF où les seuls à avoir payé sont les victimes de cette catastrophe alors que le responsable est
pourtant bien connu.